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Nguyen Dinh Chieu, Nguyễn-Đình-Chiểu ( 1822 - 1888 )

danh nhân lịch sữ việt nam nguyễn đình chiểu, tem thư việt nam, tem tho viet nam, tem thu viet nam, tem viet nam

Bưu chính Việt-Nam Cộng-Hòa phát hành bộ tem Thi sĩ Việt Nam ngày 16-11-1970: Nguyễn Đình Chiểu gồm 02 loại. Thi sĩ Nguyễn Đình Chiểu còn được gọi là Cụ đồ Chiểu.

Très populairement connu sous le titre de Đồ-Chiểu, ou " Maître de Sagesse ", à l'image de Confucius " Maître modèle des dix mille générations " ( Vạn Thế Sư Biểu ), naquit à Gia-Định ( Saigon ). Son père Nguyễn-Đình-Huy, un petit lettré d'origine du Vietnam central était venu de la capitale Huế des Nguyễn, pour suivre comme secrétaire au bureau du vice-roi Lê-Văn-Duyệt, gouverneur plénipotencier de Gia-Định et des six provinces du Sud dont Gia-Định fut la capitale .

Nguyễn-Đình-Chiểu vécut dix ans de 1822 à 1832 d'une vie heureuse dans une famille aisée de petit mandarin de la classe moyenne, s'initiant aux études confucéennes, avec l'intention de remplir sa piété filiale par ses succès futurs aux concours de doctorat confucéen .

Survint la révolte de Lê-Văn-Khôi en 1843 qui jeta le Sud dans la guerre intestine durant trois ans. Pendant ce temps, Nguyễn-Đình-Chiểu se réfugia dans la capital Huế, où il poursuivit ses études confucéennes chez un ami de son père, il ne revint à Gia-Định qu'en 1843 pour se présenter au concours officiel, où il gagna le premier grade

Tú-Tài ( équivalent au baccalauréat actuel ) ouvrant la voie au doctorat .
Nguyễn-Đình-Chiểu s'enhardit dans ses études pour le concours de doctorat suivant trois ans après. Il partit pour la capitale pour y continuer ses études et préparer à se présenter au concours de nouveau, avec la certitude de gagner le lauréat. Rentré à Gia-Định vers 1850, après le deuil de sa mère, il décida d'ouvrir une école d'enseignement confucéen. Sa renommée commença à rayonner dans toutes les provinces du Sud et nombreux vinrent suivre son cours. Il devint populaire, à partir de ce jour, sous le nom de Đồ-Chiểu. C'est à cette époque qu'il composa se chef-d'oeuvre, " Lục-Vân-Tiên ", sorte d'autobiographie romancée dans laquelle il illustra sa philosophie morale .

Mais Gia-Định ne connut qu'une paix de courte durée. La flotte militaire française commença dès 1843 à canonner Tourane, porte de la capitale des Nguyễn, sous prétexte d'intervenir pour les missionnaires catholiques condamnés à mort par la Cour de Huế. En 1859, les troupes françaises envahirent Gia-Định et bientôt conquirent toute la région du Sud que les Nguyễn durent céder définitivement après maints efforts de pourparlers et de diplomatie infructueuse, dans lesquels Phan-Thanh-Giản finit par mourir de suicide, impuissant devant les forces des armées étrangères et l'absolutisme aveugle de la Cour impériale de Huế .
Durant la prise de Gia-Định par les troupes françaises, Đồ-Chiểu fidèle à sa foi confucéenne, blessé dans ses sentiments patriotiques et de loyauté au Roi, se réfugia à Cần-Giuộc pour éviter tout contact avec les envahisseurs. Condamné par sa cécité il ne pouvait remplir son devoir de citoyen loyal au Roi et à la patrie, c'est-à-dire de lutter avec les armes, il déversait son âme dans ses écrits, l'oeuvre " Dương-Từ Hà-Mậu " apparut à ce moment, dans laquelle il défend sa morale confucéenne en vers éloquents .
Mais Cần-Giuộc est encore trop près de Gia-Định, c'est pourquoi il se retira à Ba-Tri et s'y installa définitivement pour continuer à donner des leçons de confucéens et à exercer son métier de médecine de campagne, car en tant que confucéen complet, il doit connaître la médecine et la métaphysique des Nombres .

C'est en ce temps qu'il composa son chef-d'oeuvre de métaphysique appliquée, " Questions et Réponses entre le Pêcheur et le Bûcheron " ( Ngư Tiều Vấn Đáp ). Il mourut là, après avoir amèrement pleuré Phan-Thanh-Giản et les chefs des guérillas Phan-Công-Tòng et Trương-Công-Định ainsi que le Roi Hàm-Nghi captif au mois de février 1888 .

Nguyễn-Đình-Chiểu représente le dernier confucéen, le plus classique du Vietnam à l'époque moderne. Toute sa vie fut consacrée à la réalisation d'une personnalité morale confucéenne la plus pure .

Il pense l'unité de l'individu et de l'univers, du microcosme et du macrocosme ( Nhân Thân Tiểu Thiên Địa = L'Homme est le Ciel-Terre en miniature ) et il illustre ce principe par l'histoire romancée de " Lục-Vân-Tiên ", qui reflète dans une certaine mesure son propre sort. C'est sur ce principe d'unité ontologique de l'homme et de l'univers qu'il fonde sa morale en intégrant la compassion universelle bouddhiste dans l'amour social confucéen. Grâce à cette compassion divine d'Avalokitésvara, le mauvais sort de Lục-Vân-Tiên est sauvé et dédommagé selon la loi karmique de rétribution.

Le Lục-Vân-Tiên de Đồ-Chiểu reflète fidèlement la religion traditionnelle du people vietnamien comme le dit la chanson populaire :

" Je m'incline devant le Ciel et le Bouddha en les priant d'accorder à mes parents la vie pour nourrir leurs enfants ".

Le Vietnamien unit dans sa croyance religieuse le Ciel représentant la Nature et le Bouddha représentant la compassion universelle et n'y trouve pas de contradiction .
Sans doute, avant sa cécité Đồ-Chiểu ne s'intéressait qu'aux études confucéennes académiques, en vue du concours officiel. Mais une fois aveugle, il était obligé de tourner son attention au dedans, à être introverti malgré lui pour ne vivre que de souvenirs, perdant ainsi de plus en plus contact avec le monde des formes et des couleurs. C'est alors qu'il composa son roman " Luc-Vân-Tiên " en tant que confucéen convaincu et positif, tout dévoué en pensée aux devoirs envers sa patrie, au roi et à son peuple. C'est pourquoi dans son second ouvrage " Dương-Từ Hà-Mậu " composé probablement quand il se retirait à Cần-Giuộc, on lit ce chant adressé à Confucius :
" Le doctrine de Confucius vraiment enseigne le peuple,

A savoir le principe éthique humain.

C'est grâce à lui qu'on apprend à rétablir l'ordre dans la société troublée ."
_ ( Dương-Từ Hà-Mậu )

Dans ce second ouvrage, dialogues en vers, Đồ-Chiểu cherche à défendre les trois doctrines traditionnelles, en tête desquelles, le confucianisme contre la religion étrangère venue avec les troupes conquérantes. C'est par un sentiment de patriotisme aigri qu'il la condamne et non pas par conviction religieuse, car au fond, il reste fidèle à l'esprit syncrétique traditionnel de son peuple. C'est dans cet esprit qu'il compte réaliser par étapes les trois aspects d'une nature divine de l'homme univers : le social du confucianisme, le naturel du taoїsme et le spirituel du bouddhisme .

Ainsi le confucéen Đồ-Chiểu aspire à une métaphysique pour sa morale positiviste, et il se rappelle le titre d'un dialogue entre un Pêcheur et un Bûcheron de Shao-Yung des Tsong dans lequel l'auteur applique la dialectique du " Livre des Changements " dans le rapport entre l'essence et l'existence :

" Changement implique l'Unité suprême, l'Unité se polarise en deux mondes de manifestations opposés et complémentaires : Inn négatif et Yang positive, l'équilibre résulte de leur synthèse ".

Ainsi procède la création dans l'univers. Đồ-Chiểu applique cette conception métaphysique à son art de médecine, comme elle est ex-posée dans son dernier ouvrage " Dialogue entre le Pêcheur et le Bûcheron sur l'Art de la Médecine " ( Ngư Tiều Vấn Đáp Y Thuật ).

Condamné par sa cécité à concentrer toute son attention dans sa vie intérieur, à force d'introspection, il finit par acquérir une vue intuitive de plus en plus illuminée de son " Moi sans nom des trois mille mondes " ( Ba nghìn thế giới, Ta là vô danh ). Ce Moi " Un et Multiple " est le Tao absolu. Vacuité métaphysique sans commencement ni fine qui contient en Elle la Virtualité Universelle de tout le phénoménal. Il est identique à l'Univers-Force unique ou T'ai-Ki du " Livre des Changements " ( Yi-King ) avant sa polarisation en activité positive Yang et activité négative Inn opposées et complémentaires. Toutes les manifestations de l'Univers, êtres et créatures contiennent la substance de l'Univers-Force-Unique, chargée d'activité Inn-Yang en toutes propositions, et ce sont des équilibres dynamiques. Rien n'est stable ni fini dans l'Univers Yi, tout est en mouvement incessant parce que la Polarisation ou source créatrice est sans fin, ni commencement ( Sinh sinh chi vị dịch ) .

Đồ-Chiểu introduit son dialogue par sa conception du rôle Inn et Yang dans le corps humain :
" Le corps humain est un organisme doué de force vitale grâce à la source Inn-Yang " ( Ngư Tiều ) .

Tout l'univers est ainsi l'oscillation des deux activités Inn-Yang, et est soumis à la Loi d'Equilibre de ces deux forces antagonistes et complé-mentaires. Comme le corps humain est microcosme, un petit Ciel-Terre, et que d'après la conception traditionnelle " toute réalité en soi est totale, tout dans l'univers est un Univers ", la médecine trouve naturellement sa place dans ce Principe Unique de la science philosophique basée sur la loi d'Equilibre Inn-Yang .
Đồ-Chiểu a réalisé intérieurement cette Loi d'Equilibre. Non content de son rôle de Maître modèle de sagesse traditionnelle, il voulait encore vérifier cette Loi d'Equilibre dans son art de médecine qu'il pratiquait avec l'autorité d'un médecin consciencieux :
" Procédés anciens d'employer les médicaments les uns comme rois, les autres comme sujets,
La vie des vieux comme des jeunes m'est confiée dans la main."
_ ( Ngư Tiều )

Ainsi, réalisant l'union de l'intuition et l'expérience, Đồ-Chiểu, le Maître modèle des études confucéennes et médecin sino-vietnamien, est le représentant de la sagesse traditionnelle

 

 

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